Figura translata, 2005

9 figures oblongues, métal et fibre de verre peints, 220 cm de hauteur

Installation lors d’une résidence de création au  «Vent des forêts» en Meuse




Luc Doerflinger est peintre et Le vent des forêts fut pour lui l'occasion de se confronter plus avant à des enjeux qu'il aborde parfois dans son travail habituel (volume, installation, contexte de l'œuvre). Il qualifie volontiers la peinture comme "un effondrement du désir". Une pratique dont les matériaux et leurs processus pragmatiques de mise en œuvre constituent les pierres d'achoppement de l'idéal de l'artiste. Des formes oblongues, ses "figura translata", d'apparence organique mais abstraites, complètent, telles de possibles états d'accomplissement de sa pratique ainsi libérée du corset de la figuration, les représentations de cervidés et de cygnes, alibis récurrents de ses tableaux. Les neuf "formes transitionnelles", tant sur le court-circuit thématique que sur le circuit traditionnel, n'avaient pas de localisation prédéterminée. L'artiste a souhaité choisir leur implantation in situ, au gré de son ressenti subtil des lieux. En juin 2006, les "figura translata" issue du court-circuit thématique sont déplacées pour marquer de leur contraste chromatique et de leur étrangeté d'autres points du sentier traditionnel.


Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charente

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